lundi 21 mars 2005
ESRA : Le paradoxe d’Epiménide
A elle seule, la phrase "cette phrase est fausse" constitue le paradoxe d'Epimenide. Quelle phrase est fausse? Cette phrase. Si je dis qu'elle est fausse, je dis la vérité. Donc elle n'est pas fausse. Donc elle est vraie. La phrase renvoie à son propre reflet inversé. Et c'est sans fin.
ESRA : Le Chat de Schrödinger
L'observateur modifie ce qu'il observe. Certains événements ne se produisent que parce qu'ils sont observés. Sans personne pour les voir ils n'existeraient pas. C'est le sens même de l'expérience dite "du chat de Schrödinger".
Un chat est enfermé dans une boite hermétique et opaque. Un appareil délivre au hasard une décharge électrique capable de le tuer. Mettons une seconde l'appareil en marche, puis arrêtons le. Est ce que l'appareil a lâché sa décharge mortelle? Est ce que le chat est encore vivant? Pour un physicien classique le seul moyen de le savoir est d'ouvrir la boite et de regarder. Pour un physicien quantique il est acceptable de dire que le chat est à 50% mort et à 50% vivant. Tant qu'on n'aura pas ouvert la boite, on considérera qu'il y a à l'intérieur une moitié de chat vivant.
Mais au delà de ce débat sur la physique quantique il existe une personne qui sait si le chat est mort ou si le chat est vivant même sans ouvrir la boite: c'est le chat lui même.
Un chat est enfermé dans une boite hermétique et opaque. Un appareil délivre au hasard une décharge électrique capable de le tuer. Mettons une seconde l'appareil en marche, puis arrêtons le. Est ce que l'appareil a lâché sa décharge mortelle? Est ce que le chat est encore vivant? Pour un physicien classique le seul moyen de le savoir est d'ouvrir la boite et de regarder. Pour un physicien quantique il est acceptable de dire que le chat est à 50% mort et à 50% vivant. Tant qu'on n'aura pas ouvert la boite, on considérera qu'il y a à l'intérieur une moitié de chat vivant.
Mais au delà de ce débat sur la physique quantique il existe une personne qui sait si le chat est mort ou si le chat est vivant même sans ouvrir la boite: c'est le chat lui même.
ESRA : Tentative
Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d'entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d'entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même...
ESRA : Hiérarchie chez les rats
Une expérience a été effectuée sur des rats. Pour étudier leur aptitude à nager, un chercheur du laboratoire de biologie comportementale de la faculté de Nancy, Didier Desor, en a réuni six dans une cage dont l'unique issue débouchait sur une piscine qu'il leur fallait traverser pour atteindre une mangeoire distribuant les aliments.
On a rapidement constaté que les six rats n'allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus qu'ils s'étaient ainsi répartis: deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.
Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l'eau. Lorsqu'ils revenaient à la cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l'eau jusqu'à ce qu'ils lâchent leur magot. Ce n'est qu'après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités soumis pouvaient se permettre de consommer leur propre croquette. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.
L'autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d'effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats.
La même structure-deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur se retrouva dans les vingt cages où l'expérience fut reconduite.
Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble. Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréé les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome.
Et on a obtenu encore le même résultat en réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre douleur.
Puis l'expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres avaient arraché la peau.
Moralité: plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les souffre douleur augmente.
Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu'ils aient besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.
Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et analysés les cerveaux. Or les plus stressés n'étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut privilégié et d'être obligés d'aller un jour au travail.
Se pourrait-il que pour chaque espèce animale il existe une sorte de grille d'organisation spécifique ? Quels que soient les individus choisis, dès qu'ils sont plus de deux, ils s'empressent de tenter de reproduire cette grille pour s'y intégrer. Peut-être que l'espèce humaine est tributaire elle aussi d'une telle grille. Et quel que soit le gouvernement anarchiste, despotique, monarchiste, républicain ou démocratique, nous retombons dans une répartition similaire des hiérarchies. Seuls changent l'appellation et le mode de désignation des exploiteurs.
On a rapidement constaté que les six rats n'allaient pas chercher leur nourriture en nageant de concert. Des rôles sont apparus qu'ils s'étaient ainsi répartis: deux nageurs exploités, deux non nageurs exploiteurs, un nageur autonome et un non nageur souffre-douleur.
Les deux exploités allaient chercher la nourriture en nageant sous l'eau. Lorsqu'ils revenaient à la cage, les deux exploiteurs les frappaient et leur enfonçaient la tête sous l'eau jusqu'à ce qu'ils lâchent leur magot. Ce n'est qu'après avoir nourri les deux exploiteurs que les deux exploités soumis pouvaient se permettre de consommer leur propre croquette. Les exploiteurs ne nageaient jamais, ils se contentaient de rosser les nageurs pour être nourris.
L'autonome était un nageur assez robuste pour ramener sa nourriture et passer les exploiteurs pour se nourrir de son propre labeur. Le souffre-douleur, enfin, était incapable de nager et incapable d'effrayer les exploités, alors il ramassait les miettes tombées lors des combats.
La même structure-deux exploités, deux exploiteurs, un autonome et un souffre-douleur se retrouva dans les vingt cages où l'expérience fut reconduite.
Pour mieux comprendre ce mécanisme de hiérarchie, Didier Desor plaça six exploiteurs ensemble. Ils se battirent toute la nuit. Au matin, ils avaient recréé les mêmes rôles. Deux exploiteurs, deux exploités, un souffre douleur, un autonome.
Et on a obtenu encore le même résultat en réunissant six exploités dans une même cage, six autonomes, ou six souffre douleur.
Puis l'expérience a été reproduite avec une cage plus grande contenant deux cents individus. Ils se sont battus toute la nuit, le lendemain il y avait trois rats crucifiés dont les autres avaient arraché la peau.
Moralité: plus la société est nombreuse plus la cruauté envers les souffre douleur augmente.
Parallèlement, les exploiteurs de la cage des deux cents entretenaient une hiérarchie de lieutenants afin de répercuter leur autorité sans même qu'ils aient besoin de se donner le mal de terroriser les exploités.
Autre prolongation de cette recherche, les savants de Nancy ont ouvert par la suite les crânes et analysés les cerveaux. Or les plus stressés n'étaient ni les souffre-douleur, ni les exploités, mais les exploiteurs. Ils devaient affreusement craindre de perdre leur statut privilégié et d'être obligés d'aller un jour au travail.
Se pourrait-il que pour chaque espèce animale il existe une sorte de grille d'organisation spécifique ? Quels que soient les individus choisis, dès qu'ils sont plus de deux, ils s'empressent de tenter de reproduire cette grille pour s'y intégrer. Peut-être que l'espèce humaine est tributaire elle aussi d'une telle grille. Et quel que soit le gouvernement anarchiste, despotique, monarchiste, républicain ou démocratique, nous retombons dans une répartition similaire des hiérarchies. Seuls changent l'appellation et le mode de désignation des exploiteurs.
jeudi 10 mars 2005
Approche, il y a cette question qui ne me lâche pas, où vont les canards quand il fait trop froid ?
Pourquoi est-il aussi méchant ?
Est-ce que je peux aller aux toilettes m'dame ?
Comment on fait les bébés ?
Quelle était la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?
Y a t'il un pilote dans l'avion ?
Qu'est-ce que tu vas commander au papa Noël ?
Qu'est-ce que je vous sers ?
Et pourquoi le monsieur il est tout nu ?
Approche, il y a une question qui ne me quitte plus,
Sur quoi tirent les chasseurs quand ils ont trop bu ?
Alors, qu'est-ce que tu vas nous chanter ?
Combien de jours de deuil à la mort de Johnny... ?
Est-ce que je peux aller aux toilettes m'dame ?
Comment on fait les bébés ?
Quelle était la couleur du cheval blanc d'Henri IV ?
Y a t'il un pilote dans l'avion ?
Qu'est-ce que tu vas commander au papa Noël ?
Qu'est-ce que je vous sers ?
Et pourquoi le monsieur il est tout nu ?
Approche, il y a une question qui ne me quitte plus,
Sur quoi tirent les chasseurs quand ils ont trop bu ?
Qui veut la peau de Roger Rabbit ?
La cuisson ?Alors, qu'est-ce que tu vas nous chanter ?
Qui a mangé la dernière pyramide ?
Et pourquoi hier tu criais, maman ? T'étais triste ?
Qui de nous deux ?
Top, mot d'origine germano-chilo-lichtensteinaise, désignant les... je suis ?
Pourquoi la vache qui rit, rit ?
Approche, il y a cette questions qui hante mes nuits,Combien de jours de deuil à la mort de Johnny... ?
mardi 1 mars 2005
J'ai un peu de mal à "oder" donc...
Se laisser couler dans les dunes du temps démunies par le vent,
Se laisser couler au fond de l’océan, au son des goélands,
Se laisser couler dans les flammes affamées d’âmes fanées,
Se laisser couler pour toucher les nuages et il nage et il nage,
Et oublie.
Se laisser fouler
Se laisser clouer
Se laisser flouer
Se laisser louer
Se laisser laisser
Se laisser l’essai
Se lasser de ses… non
Chhhut… il s’est endormi.
Se laisser couler et sourire du pire et mourir de rire,
Se laisser couler pour brûler de désir, irréelles douleurs,
Se laisser couler, se décoller des terres, s’envoyer en l’air,
Se laisser couler dans l’esprit des âges, sagesse ennemie,
Et vis,
Mon ami.
Se laisser couler au fond de l’océan, au son des goélands,
Se laisser couler dans les flammes affamées d’âmes fanées,
Se laisser couler pour toucher les nuages et il nage et il nage,
Et oublie.
Se laisser fouler
Se laisser clouer
Se laisser flouer
Se laisser louer
Se laisser laisser
Se laisser l’essai
Se lasser de ses… non
Chhhut… il s’est endormi.
Se laisser couler et sourire du pire et mourir de rire,
Se laisser couler pour brûler de désir, irréelles douleurs,
Se laisser couler, se décoller des terres, s’envoyer en l’air,
Se laisser couler dans l’esprit des âges, sagesse ennemie,
Et vis,
Mon ami.
Fresque de la race humaine, tableau n°1.
La première était habitée par un roi. le roi siégeait, habillé de pourpre et d'hermine, sur un trône très simple et cependant majestueux.
-Ah! Voilà un sujet, s'écria le roi quand il aperçut le petit prince.
Et le petit prince se demanda:
-Comment peut-il me connaître puisqu'il ne m'a encore jamais vu!
Il ne savait pas que, pour les rois, le monde est très simplifié. Tous les hommes sont des sujets.
-Approche-toi que je te voie mieux, lui dit le roi qui était tout fier d'être roi pour quelqu'un.
Le petit prince chercha des yeux où s'asseoir, mais la planète était toute encombrée par le magnifique manteau d'hermine. Il resta donc debout, et, comme il était fatigué, il bâilla.
-Il est contraire à l'étiquette de bâiller en présence d'un roi, lui dit le monarque. Je te l'interdis.
-Je ne peux pas m'en empêcher, répondit le petit prince tout confus. J'ai fait un long voyage et je n'ai pas dormi...
-Alors, lui dit le roi, je t'ordonne de bâiller. Je n'ai vu personne bâiller depuis des années. les bâillements sont pour moi des curiosités. Allons! bâille encore. C'est un ordre.
-Ca m'intimide... je ne peux plus... fit le petit prince tout rougissant.
-Hum! Hum! répondit le roi. Alors je... je t'ordonne tantôt de bâiller et tantôt de...
Il bredouillait un peu et paraissait vexé.
Car le roi tenait essentiellement à ce que son autorité fût respectée. Il ne tolérait pas la désobéissance. C'était un monarque absolu. Mais comme il était très bon, il donnait des ordres raisonnables.
"Si j'ordonnais, disait-il couramment, si j'ordonnais à un général de se changer en oiseau de mer, et si le général n'obéissait pas, ce ne serait pas la faute du général. Ce serait ma faute."
-Puis-je m'asseoir? s'enquit timidement le petit prince.
-Je t'ordonne de t'asseoir, lui répondit le roi, qui ramena majestueusement un pan de son manteau d'hermine.
-Ah! Voilà un sujet, s'écria le roi quand il aperçut le petit prince.
Et le petit prince se demanda:
-Comment peut-il me connaître puisqu'il ne m'a encore jamais vu!
Il ne savait pas que, pour les rois, le monde est très simplifié. Tous les hommes sont des sujets.
-Approche-toi que je te voie mieux, lui dit le roi qui était tout fier d'être roi pour quelqu'un.
Le petit prince chercha des yeux où s'asseoir, mais la planète était toute encombrée par le magnifique manteau d'hermine. Il resta donc debout, et, comme il était fatigué, il bâilla.
-Il est contraire à l'étiquette de bâiller en présence d'un roi, lui dit le monarque. Je te l'interdis.
-Je ne peux pas m'en empêcher, répondit le petit prince tout confus. J'ai fait un long voyage et je n'ai pas dormi...
-Alors, lui dit le roi, je t'ordonne de bâiller. Je n'ai vu personne bâiller depuis des années. les bâillements sont pour moi des curiosités. Allons! bâille encore. C'est un ordre.
-Ca m'intimide... je ne peux plus... fit le petit prince tout rougissant.
-Hum! Hum! répondit le roi. Alors je... je t'ordonne tantôt de bâiller et tantôt de...
Il bredouillait un peu et paraissait vexé.
Car le roi tenait essentiellement à ce que son autorité fût respectée. Il ne tolérait pas la désobéissance. C'était un monarque absolu. Mais comme il était très bon, il donnait des ordres raisonnables.
"Si j'ordonnais, disait-il couramment, si j'ordonnais à un général de se changer en oiseau de mer, et si le général n'obéissait pas, ce ne serait pas la faute du général. Ce serait ma faute."
-Puis-je m'asseoir? s'enquit timidement le petit prince.
-Je t'ordonne de t'asseoir, lui répondit le roi, qui ramena majestueusement un pan de son manteau d'hermine.
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